Championnat de France quadrette 2012 à Vichy

mercredi 25 juillet 2012
par  Charles Mandou
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Oyez, Oyez braves gens !
Ecoutez cette histoire d’avant !
Prêtez-moi votre oreille !
Pour ouïr conte sans pareil !
(Guillaume Maison)

Je partais en ce matin du jeudi 19 juillet 2012 pour Vichy, et, plus précisément le parc omnisports Pierre Coulon, théâtre des championnats de France 2012 quadrette de boules lyonnaises où les preux chevaliers de la boule villebrumériaine m’avaient donné gentiment l’hospitalité.

Aux commandes de mon destrier moderne, je filais gaillardement sur le macadam autoroutier vincynien et voyais défiler les paysages des Causses, du massif central : le sud-est du plateau de Millevaches et la chaîne des puys (et non des puits) pour arriver enfin à Vichy.

Vichy, tout le monde connaît et moi je n’en ai cure. Je bois de l’eau non ferrugineuse surtout dans mon pastis (à la limite avec un whisky elle peut avantageusement remplacer l’eau de Perrier).

Oyez, oyez braves gens, pour ouïr le conte qui se poursuit

Eh, oui, c’est son eau par ses vertus thérapeutiques qui fait sa notoriété depuis l’antiquité.

Vichier (en occitan, nos ancêtres n’avaient aucun complexe ni retenue) connaît dès le début de l’ère chrétienne une prospérité économique grâce à ses thermes.

La ville doit son essor et sa modernisation au fil des siècles par la fréquentation des notables et têtes couronnées en tout genre.

Je passe sous silence la période de la seconde guerre mondiale (« Régime de Vichy »), peu glorieuse pour beaucoup trop de nos pères ou grands-pères qui se sont compromis et dont nous devons toujours nous en souvenir pour ne pas reproduire les mêmes comportements.

Après ce désastreux intermède, durant les années 1950-1960, elles reviennent (les têtes royales) et une clientèle nouvelle des français d’Algérie rendent un essor à la ville.

Le maire de l’époque, Pierre Coulon (tiens, tiens !) en profita pour embellir la ville, notamment, par la création du lac de l’Allier et du parc omnisport qui porte son nom.

Situé sur le territoire de Bellerive-sur-Allier, entre le pont de l’Europe et le pont de Bellerive, le centre omnisports Pierre Coulon est un vaste complexe qui s’étend sur 120 ha d’espace arboré avec des installations sportives pour une soixantaine de disciplines pratiquées, des installations d’hébergement et de restauration au service des clubs locaux, nationaux et internationaux.

Le comité bouliste de l’Allier chargé de l’organisation de ce championnat avait installé deux espaces de terrains, un côté pont de Bellerive, proche de l’hippodrome pour les 4ème division et l’autre, côté pont de l’Europe, pour les 1ère division, 2ème division, 3ème division, féminines 2-3 et 4ème division et les jeunes de -18 ans.

Que de monde ! Que de monde !

Après avoir accompli mon tour de ville, je regagnais le lieu de la villégiature proche de Vichy. J’étais accueilli par la maîtresse de céans, femme d’un certain âge et d’un âge certain (Aïe, aïe) aux formes sculpturales et court vêtue. Séance tenante, elle m’invita à découvrir les lieux, un ancien moulin aménagé en gîte pour vingt personnes datant d’avant la révolution française restauré par son mari, reconverti dans le bâtiment.
Au rez-de-chaussée, la cuisine et une vaste salle à manger.

Et boilà l’escalier qué ça nous monte au premier… Dia la la de mi amor, dia la la tu corazon !!! Aïe, aïe !!! Direction les chambres et salles de bain, je lui emboîtais le pas dans l’escalier où je remarquais mieux ses formes…. Je voyais une échelle raide à pas décalés, elle me dit que ça montait au dortoir. Afin d’éviter de la perturber et de sentir monter, aussi en moi oun émoi si, si, si, yé grimpais devant car là haut, yo lui aurais fait une proposition ma qu’elle m’aurait dit bous êtes un grand polisson et qué ça voulait dire y’ai permission de lui procurer beaucoup de grands frissons…. Dia la la ….

Vous me connaissez, je n’aurai pas osé. Je respecte trop les dames même si je raffole les titiller !!!

Les preux chevaliers de la boule villebrumiéraine sont arrivés en fin d’après-midi et s’installèrent.

Je les remercie très sincèrement de m’avoir offert l’hospitalité et d’avoir partagé des moments amicaux, fraternels et conviviaux durant ces trois jours.

Oyez, oyez braves gens…

La compétition démarrant le vendredi à 7h 30, je réveillais la maisonnée dès 5h 30 à la cloche.

Ding, dong ! Ding, dong !!!

L’odeur du café et des croissants chauds atténuèrent l’humeur grincheuse de certains, n’est-il pas Jean-Pierre, car il faut le dire la première nuit fut courte. Christian et Daniel sont arrivés vers minuit les derniers, prenant soin à ne pas faire de bruit, ils ont réveillé quelques uns pour rejoindre leur paillasse.

Il est grand temps, braves gens, de passer à l’évènement sportif quoique certains ont suivi en direct les résultats sur le site de la FFSB et pour les demi-finales et finales ont pu les voir en direct sur Sport boules diffusion.

Je vous rappelle les résultats.

1ère division

champion de France R et S Jarrige, Rostaing-Tayard, Chirat et Molager (Cro Lyon).

2ème division

champion de France Noyel, Robin, Pontonnier, Florent Amar er Micoud (CRO Lyon).

3ème division

champion de France Pradal (Domène) bat Ibanez (Albi).

4ème division

champion de France Lodève (Limoges).

Féminines 1-2

champion de France Anne-Marie et Valérie Maugiron, Essertel-Richard (St Vulbas).

Féminines 3-4

champion de France Mailehako, Gasperoni, Lapertot et Fontannaud (Ris-Orangis).

Jeunes -18 ans

champion de France Dorine Amar, Marchand, Nicolas Abelfo (Gap)

Coupe de France 4ème division

vainqueur Mestre Tarbes Cheminots (65)

Je vais m’attarder sur les résultats concernant les régionaux (je demande l’indulgence de ceux que je ne citerai pas eu égard aux nombres de compétitions et la localisation dispersée, je ne les ai pas tous vus ou reconnus).

Je n’émettrais pas davantage de jugement de valeur sur les raisons pour lesquelles ils ont échoué. Ils sont assez matures et conscients pour les analyser et mettre en oeuvre tous les moyens pour remédier leurs déficiences.

Les voici, donc :

2ème division

Christophe Bellio perd en quart de finale contre Noyel (CRO Lyon) le futur champion de France.
Alain Le Gall perd en barrage.
Serge De Stéffani n’est pas sorti de poule.

3ème division :

Ibanez (ASPTT Albi) est vice champion de France.
Dalzovo (Gers) et Prieto (Montgailhard, Ariège) perdent en 8ème de finale.
Michel Horta (ASCA, 65) perd en 16ème de finale.
Jean Brugnara n’est pas sorti de poule (sans commentaires, car ils sont bien conscients de leur prestation).
Cavaillès(31) perd en 32ème de finale.

4ème Division

Kléber Jamme perd 6 à 7) en 32ème de finale contre Savoye le futur demi-finaliste. Je sens naître d’ici les regrets des villebrumiérains qui à la mène précédent celle de la fin du temps règlementaire avait la gagne en main. Philippe Moréno a effleuré une boule adversaire lors de son tir pour 3 points ( ce qui aurait fait 9-6) !!!!

Féminines 3-4

Francine Montrigaud, Christiane Rambaut, Nathalie Bujna et Marie Julien (Viviez, 12) perdent en quart de finale.

Jeunes -18 ans

Manon et Anthony (Valence d’Agen) et Gaétan (Montpezat) ne sont pas sortis de poule et perdent le lendemain en 32ème de finale de la coupe de France.
K.Cazeneuve, P.Bellio, D. Focht (Le Vernet) Vainqueurs de la coupe de France.

Oyez, oyez bonnes gens….

Le dimanche matin, place aux demi-finales, comme un hasard peut en cacher un autre, je me trouvais assis en haut des tribunes du carré d’honneur aux côtés du commentateur de Sport boules diffusion où j’ai pu d’une oreille indiscrète écouter ses commentaires. Chers internautes vous avez dû vous ennuyer, aucun jugement de valeur sur le jeu produit.
Plat, platitude comme diraient le flamand rose, bien connu ou non, d’Outre-Hainaut !!!

Autant, j’ai été agréablement surpris par la qualité technique des compétiteurs au cours du championnat de France doublette à Castelnaudary, autant je suis resté sur ma faim au cours de ce championnat quadrette.

L’ensemble des pointeurs a été d’un niveau faible en général, l’adresse des tireurs a compensé cette déficience tout au long des phases. En demi-finale nous avons vu quelques surprenantes noyades de pointeurs patentés et de haut niveau qui ont suscité même quelques grondements vocaux et sifflets des spectateurs présents.

Des personnes plus huppées que moi en la matière ont tenu les mêmes jugements pour en avoir discuté avec elles. Ca m’a rassuré !!!

A mon avis, ce championnat 2012 n’est pas un grand millésime !!!

Notre Fédération serait-elle atteinte du « syndrome gargantuesque économico-financier des jeux olympiques modernes » ?

Au plan technique, organisation des parties aucun reproche n’est à formuler, tout était réglé comme du papier à musique.

Au niveau de la restauration, l’organisation a été dépassée par l’effet de masse et bien entendu le prix du plateau (15 euros) eu égard aux plats proposés est franchement exagéré. Ô comble du bonheur, dans cette ville d’eau, nous avons dû la payer pour étancher notre soif !

Quant à l’ambiance, elle fut morne. Je n’ai pas entendu de chants pourtant il me semble que cette dernière compétition malgré l’enjeu, devrait être source de joie, de relations fraternelles et conviviales.

Ce gigantisme ne serait-il pas à l’origine de cette évolution comme dans les sports majeurs où seul le résultat compte peu importe la manière ?

Ne conviendrait-il pas de réorganiser le déroulement de ce championnat dans des sites différents et à dates décalées pour les 1ere et 2ème division hommes et femmes, et ailleurs, 3ème et 4ème division hommes et femmes et jeunes de moins de 18 ans ?

Oyez, oyez, braves gens…, je ramenais Gaétan à sa maman inquiète, à Montpezat en fin d’après midi.

J’ai regardé la finale du 1er concours du national de Montpezat au cours duquel seules 21 quadrettes étaient présentes, 6 ayant décliné leur participation la veille. Décidément, où va-t-on si nous ne modifions pas nos comportements ?

Cette finale opposait Fabrice et ses acolytes valenciens, Gaby, Dadou et Gérard aux Figeacois emmenés par Jean-Jacques Deval, Alain Jean et consorts. L’heure tardive et la fatigue de ces 3 journées ne m’ont pas permis de rester jusqu’à la fin, le Belge menant 8 à pas grand-chose…. !

Oyez, oyez braves gens ainsi se termine le conte sans pareil !

Charles Mandou


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